La Mongolie est un des pays  en voie de developpement du monde (PIB par habitant : moins 2300 USD). 36 % de la population mongole vit en dessous du seuil de pauvreté (2 USD par jour) et un quart se trouve dans une situation critique (moins de 1 USD par jour). Le gouvernement doit par ailleurs relever les défis liés à l’environnement et à la détérioration des indicateurs de santé publique. Dans ce contexte, la Mongolie est l’un des pays les plus aidés au monde (98 USD/ habitant).

Toutefois, la Mongolie a retrouvé le chemin de la croissance économique depuis 2002. Elle a atteint un taux de 18% en 2011. Le développement des exportations de matières premières (charbon, or, cuivre, or, cachemire…) ont joué un rôle important à cet égard, auquel s’ajoutent la hausse des cours et l’accroissement de la demande chinoise. Les perspectives s’annoncent bonnes pour 2007, avec un taux de croissance qui devrait dépasser les 6 %. Les services forment désormais la moitié du PIB mongol qui s’est élevé à 1,9 millions de dollars en 2006 (commerce, logistique, secteur financier). L’agriculture et l’industrie (y compris l’extraction minière) font à peu près part égale avec 20%. L’économie privée (96% des 65 000 entreprises mongoles) constitue 80% du revenu national.
Les ressources naturelles de la Mongolie sont constituées par les minéraux (cuivre, molybdène, fluorine, tungstène) et les pierres précieuses et semi-précieuses, dont de l’or. On trouve aussi du charbon, ainsi que du pétrole dans une moindre mesure, mais qui n’est pas exploité par manque d’infrastructure. Tous ces produits représentent, en valeur, les deux tiers des exportations mongoles. Durant les 6 premiers mois de 2004, 287 000 tonnes de minerais concentrés de cuivre ont été exportés, pour la somme de 138 millions de dollars US.
C’est presque la moitié du total de toutes les exportations (307 millions de dollars pour cette même période). Cette situation rend la Mongolie vulnérable aux variations des cours des matières premières ainsi le prix des minerais de cuivre a chuté de 54,3% entre 1995 et 2001 puis a augmenté de plus de 100% entre 2005 et 2006 et continue d’augmenter soutenue par la croissance de la consommation chinoise des métaux non ferreux.

La Mongolie est exportatrice de produits d’origine animale: viande, laine et poils d’animaux, dont le cachemire (1er producteur mondial; 2ème ressource nationale après le cuivre). Jusque dans les années 1970, avant la mise en service de mines comme celle d’Erdenet, l’élevage et les industries qui leur étaient liées constituaient de loin la première ressource du pays.

L’industrie textile intervient pour un quart des exportations, mais 85% des usines sont à capitaux étrangers (surtout chinois) ou mixtes. Elles utilisent des matériaux importés, comme le coton.

Malgré la pratique de l’élevage et la culture du blé, la Mongolie ne peut pas subvenir à ses besoins alimentaires. Ceci contribue au déficit chronique de sa balance commerciale et à son endettement.

Après des décennies d’économie planifiée, ce pays a effectué une difficile transition vers l’économie de marché. L’inflation a atteint 325% en 1992, après l’effondrement du régime communiste, mais elle a par la suite été maîtrisée. En 1998, on estimait que le taux de chômage était de 15% de la population active et qu’il atteignait 30% en zone urbaine.

En debut 2008, le salaire mensuel moyen est de 200000 tugrigs (soit environ 120 euros). Bien que le chômage sévisse surtout en ville, le niveau de vie y est plus élevé qu’à la campagne.

Mongolie a rejoint l’Organisation Mondiale du Commerce en 1997.