Du fait de la faible densité de la population et de l’industrialisation qui est faible aussi,les espèces biologiques n’ont pas pour autant subi l’influence de l’activité humaine. Aussi la nature a-t-elle , pour l’essentiel, su garder sa virginité.

Ecologie

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Son territoire est–il préservé de toute pollution, et son atmosphère est, de toutes façons, « balayée » par des vents quotidiens qui traversent toute l´Asie Centrale.
Dans le droit fil de croyances animistes, restées bien ancrées dans tous les esprits, les Mongols sont extrêmement respectueux de la Nature, qu´ils voient peuplées d´Esprits auxquels il convient de ne pas déplaire et que l´on a intérêt à se concilier.
L´homme est inscrit dans le cosmos et il ne bénéficie d´aucune prérogative sur tout ce qui est « vivant ». Est vivant tout ce qui existe : le monde minéral, le monde végétal, le monde animal et humain… S´il y a déséquilibre dans la nature, il y a déséquilibre chez l´homme.
Ainsi, naturellement, et depuis toujours, le Mongol est–il le modèle de « l´Ecologiste », sans même le soupçonner !
Sur un plan national, il faut savoir que 10 % du territoire mongol a été placé en « zones protégées ». Il existe à ce jour 35 zones protégées, classées selon différentes catégories, et qui font l´objet d´une surveillance : zones strictement protégées, parcs nationaux, réserves naturelles, monuments naturels et historiques.

NB : A propos de pollution, des difficultés se posent toutefois à Oulan Baator : en hiver en particulier, un brouillard polluant recouvre la capitale, venant des trois centrales électriques au charbon qui produisent    l´électricité.

La diffusion du bon nombre d’espèces d’animaux et de plantes permet de s’être crée un ensemble naturel unique dans ce pays. Le fait que la Mongolie se trouve entre les extrémités nord du désert d’Asie centrale et sud de la taïga sibérienne, lui permet de réunir un système écologique particulier.

L’environnement de la Mongolie est encore globalement dans un bon état de préservation ; essentiellement du fait du faible peuplement, du mode de vie nomade traditionnel ménageant ses ressources pour survivre, et d’une spiritualité très respectueuse des forces et de l’harmonie de la Nature.

La biodiversité y est importante – surtout dans le Nord et l’Ouest du pays – et l’air et l’eau sont remarquablement purs en dehors de la Capitale. Des zones importantes du pays sont classées réserves naturelles, certaines depuis des siècles, tant les Mongols sont soucieux de leurs préservations. Certaines zones importantes de la Mongolie sont classées réserves naturelles. Les menaces naturelles ou humaines sont néanmoins réelles sur ces écosystèmes qui restent fragiles malgré leur immensité.

200 espèces végétales, 59 espèces d’oiseaux, et 28 espèces de mammifères sont en danger ou en voie d’extinction.

Les feux fréquents au Printemps après des hivers secs, peuvent comme en 1996 avoir des effets dévastateurs sur des superficies importantes.
Les hivers très rigoureux et neigeux en 1999 et 2000 ont causé de nombreuses pertes de cheptel mais aussi parmi les espèces sauvages, surtout les gazelles et antilopes.
La sécheresse des deux derniers étés est préoccupante par son effet sur le niveau des rivières et des puits.
La steppe est également menacée de désertification. L’érosion naturelle de ces terres ventées est accentuée par l’accroissement de la pression des pâturages de par la politique communiste des quotas, puis la privatisation des cheptels.

La Mongolie offre malgré ces atteintes à sa virginité, un exemple devenu rare de milieux naturels habités, exploités mais encore peu impactés par la présence de l’homme.

Faune

La flore et la faune se répartissent sur 4 milieux écologiques différents : la taïga, la haute et moyenne montagne, la steppe d´Asie Centrale, le désert.

Le territoire mongol est constitué de 8 % de forêts, 0,7% de zones cultivées (blé, orge, pommes de terre) et 80% de pâturages.

L´élevage est donc prédominant et le cheptel mongol s´élève à environ 48 millions de têtes (janvier 2012), dont 2 600 000 chevaux, 400 000 chameaux, 20 000 000 ovins, 22 000 000 caprins, 3 000 000 bovins.

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Les chiens domestiques sont issus de molosses tibétains. Ce sont des gardiens de yourtes et ils veillent sur les troupeaux la nuit particulièrement. On en compte en général 2 par foyer.

Il constitue la partie la plus visible de l’abondante vie animale, et se compose de cinq espèces (les mongols disent les cinq museaux) complémentaires traditionnellement élevés par les Mongols : chevaux pour la monte et le lait,
moutons et chèvrespour la viande, le lait, la laine (cachemire) et le feutre de couverture des gers, chameaux pour le trait et la laine, vaches (ou yaksplus fréquents dans le Nord) pour le lait, le trait et le cuir.

Les rennes sont également élevées en grands troupeaux par les Tsataans dans l’extrême Nord,
Les troupeaux se déplacent librement et ne sont ramenés au campement que le soir. Ils conservent un état de semi liberté et sont capables de se défendre seuls contre les loups, à l’exception des moutons et des chèvres qui sont parqués les nuits d’hiver près des campements.

Le bétail représente presque 90% de l’industrie agricoledomestique et la production animale est l’occupation principale de la population rurale. Tandis que la population humaine est juste au-dessous de 2.5 millions, il y a approximativement 40 millions de bétail. Le bétail est le capital de la population rurale et la viande est le régime de base. Plus de 4 millions de peaux sont exportés annuellement.

La faune sauvage

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La faune sauvage est extrêmement riche en Mongolie. On y trouve également ;136 espèces de mammifères, 436 espèces d’oiseaux, 8 espèces d’amphibiens, 22 espèces de reptiles, 75 variétés de poissons et d’autres invertébrés.

Grâce à la multiplicité de ses habitats la Mongolie accueille une variété d’espèces tout à fait remarquables, tant par leur adaptation que par leur rareté à l’échelle mondiale. Au nombre desquels espèces on peut noter l’âne sauvage, l’ours du Gobi- MAZAALAI, la panthère des neiges – IRVES, la saïga- BOKHON, le petit cheval sauvage de Prjevalski- TAKHI, le chameau sauvage de Bactriane- KHAVTGAI, le loup, et chez les oiseaux tous les rapaces et charognards et plusieurs espèces migratrices de grue.

En effet, beaucoup ont ici leur dernier refuge, dans un Pays encore en partie préservé d’un saccage généralisé de ses milieux riches mais pourtant fragiles.
Le mammifère le plus répandu en dehors des animaux domestiqués, est sans conteste la marmotte Boback qui troue la steppe centrale de millions de terriers. Elle fait l´objet d´une chasse traditionnelle en août et sa viande, terriblement grasse, est très appréciée.
Parmi les mammifères, on peut rencontrer le sanglier et l´ours en région montagneuse boisée; les chèvres sauvages (ou ibex) en petits troupeaux entre 1000 et 4000 mètres d´altitude ainsi que les mouflons (ou argali) dont les cornes peuvent peser de 30 à 40 kg et qui sont très convoités par les chasseurs étrangers amateurs de trophées (sa chasse est une source importante de devises pour la Mongolie). Le cerf Maral, de petite taille, entre 10 et 15 kg, lui, est très recherché pour son musc (on l´appelle d´ailleurs chevrotain porte–musc). Le mâle possède deux crocs verticaux qui sortent de son museau et lui donnent l´allure d´un petit vampire.

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Leurs prédateurs sont la panthère des neiges et le loup. Les zibelines, les martres, loutres et castors comptent parmi les espèces protégées. De nombreux rongeurs vivent également sur le territoire mongol (gerboises, hamsters, écureuils des sables). Dans le Gobi, vivent des espèces animales rares : le chameau sauvage (ou Havtgaï) qui vit en troupeaux et dont il ne resterait qu´une centaine d´individus en Mongolie ; l´âne sauvage ou hémione ; les antilopes zeer, les antilopes à queue noireet les antilopes saïga. L´ours du Gobi ou mazaalaï, dont la taille est celle d´un ourson ordinaire d´une année, très friand de rhubarbe et le lynx du Gobi sont très difficiles à repérer.
Parmi les 34 variétés de reptiles vivant en Mongolie, le lézard du Gobi est protégé car en voie de disparition.
Disparu il y a 40 ans de la surface du globe à l´état sauvage, le cheval de Przewalski est peu à peu ré–introduit dans sa contrée d´origine, la Mongolie, à partir des élevages des zoos européens. L´association française Takh (« cheval sauvage »), installée en Lozère, s´occupe de son cas depuis 1993 et une trentaine d´individus, après avoir goûté à la vie semi–libre en France, sont déjà retournés en Mongolie. Le dernier « envoi » s´est déroulé en septembre 2004.

Les loups sont présents sur tout le territoire de la Mongolie, et représentent un danger réel pour les animaux et parfois les hommes en hiver et au début du printemps. Leur nombre est stable voire en augmentation malgré une chasse importante par les Mongols eux mêmes, et par des chasseurs étrangers adeptes du grand frisson.

La possibilité d’en voir en été sont faibles, comme la chance d’apercevoir des espèces menacées ; ours brun etbeaucoup plus rare l’unique ours du Gobi, lynx, cerfs, élans, antilopes Saïga, gazelle à queue noire, ânes et chameaux sauvages, mouflons et autres moutons Argali du Gobi.

Succès des associations de protection de la nature, le takhi ou cheval de Przewalski, éteint depuis 40 ans a été réintroduit avec succès à partir d’élevages européens.

Le rarissime léopard des neiges, dont la population restante est estimée à quelque centaines, bien que très formellement protégé, reste très recherché pour sa fourrure.

La Mongolie est un paradis pour les amateurs d’oiseaux : Nombreux sont les rapaces, que l´on repère facilement dans les cieux ou posés sur l´herbe lorsqu´on est dans la steppe, puisqu´il n´y a pas d´arbres ! Aigles, vautours, faucons, milans, busards, gypaètes barbus (dont les ailes atteignent une envergure de 2,50 m et qui ne se nourrissent que de charognes) pies, grues, corbeaux et alouettes sont accompagnés en été par des compagnies de cygnes, oies, pélicans, hérons et canards.

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Autour de certains lacs, la présence de mouettes et autres oiseaux de mers est importante.
Le grand tétras vit dans les régions du nord. Les grues, cygnes, oies, canards, sarcelles se signalent près des points d´eau. On trouve également des perdrix, des faisans, coqs de bruyère, etc.
La steppe bourdonne en été de nuées de criquets, qui se font dévorer allégrement par les truites, et autres salmonidés de bonne taille, qui peuplent les rivières et les lacs. Le brochet et la perche sont également très présents dans les lacs.

Une soixantaine d´espèces de poissons peuplent les cours d´eau, peu différentes de celles que l´on trouve chez nous, excepté le Huchon (huchon taïmen), le plus gros salmonidé du monde, qui peut atteindre 80 kg, pour 2 mètres de longueur ; l´omoul (un salmonidé également, introduit du lac Baïkal en 1955) et le lenok.

 

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A l’exception des lacs saumâtres et de la rivière Tuul polluée autour d’Ulaan Baatar, toutes les étendues d’eau sont très peuplées.

La pêche est peu pratiquée en Mongolie, car selon la cosmologie traditionnelle, le poisson comme les insectes ne fait pas partie des espèces destinées à être mangées par l’homme. Néanmoins, les traditions évoluent et des Mongols de plus en plus nombreux, s’adonnent à ce sport presque trop facile, même avec un matériel rudimentaire.

La faune disparue

De nombreux fossiles de dinosaures ont été découverts en Mongolie, qui sont exposés au Musée d´Histoire Naturelle d´Oulan Baator (protoceratops, tarbosaure, velociraptor , etc.), ainsi que les fossiles des tout premiers mammifères apparus sur terre presqu´en même temps que les dinosaures, c´est à dire au Trias il y a 215 millions d´années. Leur taille est évidemment minuscule (une dizaine de grammes).

Flore

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Elles sont donc d´une grande diversité ce qui comprend quelques 3000 espèces de plantes, 875 espèces de champinions.
On a recensé 2270 variétés de plantes en Mongolie, dont 600 plantes médicinales, 160 comestibles et 86 variétés endémiques, dont les 2/3 se trouvent dans le Gobi.

Les forêts couvrent environ 8% de la superficie du pays. Elles sont composées essentiellement de mélèzes, de pins et de bouleaux. Elles abritent également des arbustes à baies et à fruit comme le myrtillier, groseiller et la potentille.

Sur les pentes du Khangaï et du Khentii, sur les contreforts de l´Altaï poussent les mélèzes sibériens à feuilles persistantes, des pins et des cèdres, plus rarement des sapins et des épicéas. On trouve également le genévrier (« arts »). Dans la taïga du nord qui se prolonge en Sibérie, on trouve le bouleau et le tremble.

La flore n’est pas reste puisqu’une grande partie de la flore alpine actuelle provient pour beaucoup d’espèces de la lointaine Asie centrale. L’espèce reine de la steppe est sans aucun doute l’armoise odoriférante. On trouve aussi en abondance l’edelweiss, l’ancolie, la matricaire, le lis martagon, le petit lis dent de chien, la pivoine sauvage, la dryade à huit pétales, des trolles, des anémones pulsatilles, des renoncules, des gentianes, etc…

Pratiquement tout le centre et l´est du pays sont couverts de steppe herbeuse, ou haute steppe, composée d´un nombre important de graminées et de plantes à stipes, qui conviennent parfaitement au bétail. On y rencontre peu d´arbres, parfois quelques bouquets d´ormes, des cornouillers et des sureaux.
La steppe semi–désertique du sud ne permet qu´un développement restreint de graminées, plantes à stipes, armoise, rhubarbe et, quelques courts arbustes comme le karagana, « acacia doré » ou fibreux comme le saxaoul. Autour des points d´eau, se développent des ormes, des peupliers et des roseaux.

La steppe et les prairies couvrent 52% des terres mongoles. Outre les graminées omniprésentes, l’absinthe sauvage est très répandue. Elles sont recouvertes au printemps, et dans une moindre mesure en été de fleurs innombrables : edelweiss, gentianes, géraniums, oeillets, delphiniums, pois, ancolies, rhododendrons, asters et bien d’autres transforment la Mongolie en jardin infini.

Les étendues désertiques(32% de la superficie), sont parsemées de saxauls, buissons épineux sans feuille à racine très profonde, et d’herbe clairsemée.